Illusion & macadam - HobbyStreet - Ateliers DIY - ?Parfois, j'ai comme l'impression que les gens vivent leur vie comme s'ils s'entraînaient pour la prochaine. Avec HobbyStreet j'ai eu l'envie de permettre à tous d'apprendre à faire ce qu'ils ont toujours rêvé de savoir faire pour réaliser tous leurs projets.?HobbyStreet - Ateliers DIY

 

Il y a des rencontres qui vous marquent. Il y a des personnes qui vous boostent. Il y a des entrepreneurs qui vous inspirent. C’est le cas de Sandrine Planchon, la fondatrice d’HobbyStreet. Cette maman hyperactive de 28 ans a lâché son métier de manipulatrice radio pour créer en septembre 2013 son entreprise. Son ambition ? Vous proposer les meilleurs ateliers aux côtés des talents, artisans et créateurs de votre quartier.

 

Les modes de consommation évoluent. On cherche à fabriquer soi même, on aime travailler avec ses mains, on adore personnaliser ses objets. Avec HobbyStreet, Sandrine offre aux usagers des ateliers de qualité. Via son accompagnement, elle renforce autant l’image de marque des artisans, artistes et créateurs de talent que la notoriété des points de vente qui accueillent les ateliers. Sa devise ? Rester focus et actif !  Rencontre avec cette entrepreneuse survoltée… lozérienne et montpelliéraine.

 

Sophomores : Qu’est ce que HobbyStreet ?

HobbyStreet : HobbyStreet est un site internet qui permet de réserver des workshops ou ateliers pour apprendre à tout faire aux côtés des meilleurs talents (artisans, artistes et créateurs) de sa région.

 

Soph : Comment est née l’idée ?

HS : Je suis d’une nature curieuse et j’aime observer. Parfois, j’ai comme  l’impression que les gens vivent leur vie comme s’ils s’entraînaient pour la prochaine. Avec HobbyStreet j’ai eu l’envie de permettre à tous d’apprendre à faire ce qu’ils ont toujours rêvé de savoir faire pour réaliser tous leurs projets.

 

Si tu rêves d’avoir une déco bohème et artistique, tu peux participer à un atelier « Fabriquer un tissage mural ». Si tu as envie de te reprendre en main, tu peux t’inscrire à un atelier “gestion des émotions grâce à l’aromathérapie”, à un atelier “débuter le running” et à un atelier “cuisine detox”, te voilà avec 3 clés pour booster ton bien-être au quotidien. Si tu as toujours voulu être un pro des apéros, participe à un atelier

d’initiation à l’œnologie, à moins que tu ne préfères participer à un atelier dégustation bières et fromages avec les meilleurs brasseurs du coin.

 

Elle est là l’idée d’HobbyStreet : Apprends, développe tes talents et ose devenir celui que tu veux être vraiment : Un as de la déco, du cocktail Mojito, de la photo ou des tissages muraux, tout est possible ! Il est temps de vivre la vie que tu t’es toujours imaginée.

 

Soph : A quel problème/besoin répondez-vous ?

HS : On se rend compte aujourd’hui que ce n’est pas parce que nous avons les moyens de tout déléguer que nous sommes satisfaits pour autant. En réalité, de plus en plus de gens prennent conscience que « Faire » donne du sens à leur vie. Les mouvement tels que le « DIY », le « maker movement » ou le concept de « slowlife » traduisent bien le fait que nous avons envie de reprendre le contrôle sur ce que nous faisons pour (nous) réaliser.

 

Cette envie de faire soi-même, cette façon de se réapproprier des savoir-faire, le fait de prendre le temps de s’occuper de soi, de faire quelque chose pour se faire plaisir, nous donne un réel boost de confiance et peut amorcer un nouvel élan d’optimisme. C’est l’hypothèse HobbyStreet.

 

Soph : Quelles sont selon vous les grandes tendances des secteurs du DIY

(do it yourself) et du maker movement ?

HS : Dans un monde où tout semble se défaire, nous n’avons jamais eu autant besoin de faire par nous-mêmes. Déjà en 2014, nous étions 60% de Français à ressentir le besoin de créer des choses avec nos mains. En tête des secteurs qui cartonnent on voit évidemment la cuisine, les loisirs créatifs, la photographie (qui apparaît avec l’avènement des réseaux sociaux tel qu’Instagram) et enfin le bricolage.

Recycler, customiser, et retaper n’ont jamais été aussi tendance. En ce qui concerne « le maker movement », c’est l’imprimante 3D qui suscite le plus d‘intérêt. De façon générale, on fait de plus en plus de choses « réelles »  (cuisiner ou bricoler) comme des choses « virtuelles » (écrire un blog ou programmer).Mais dans tous les cas, les activités préférées des makers sont celles qui vont permettre d’apprendre à se débrouiller par soi-même (être plus autonome face aux autorités, institutions et marques) et d’avoir de vraies astuces pratico-pratiques pour améliorer son quotidien, personnaliser sa vie.

 

Soph : En quoi votre projet est-il innovant ?

HS : Actuellement pour apprendre on peut : Acheter des tas de bouquins et regarder des tutos. C’est à dire apprendre en solo, sans pratiquer et sans être sûr de réussir ;

Se former par les parcours classiques de formation souvent coûteux et englués de démarches administratives. Et puis partir en CAP pâtissier quand on veut juste ne plus rater une crème renversée, ça paraît un peu compliqué.

 

De notre côté on est persuadé que l’atelier est la meilleure solution pour apprendre à tout faire près de chez soi. Nos ateliers sont réservables en 3 clics. Ils sont animés par des talents sélectionnés. Enfin chez HobbyStreet tout se passe en vrai, pas de cours en ligne, on se rencontre, on pratique, on crée, on pose des questions et on échange autour des mêmes passions. Dans ce monde de plus en plus dématérialisé, offrir la possibilité de se rencontrer en vrai pourrait finalement presque devenir une innovation.

 

Soph : Quelle est votre activité clé ?

HS : Trouver les meilleurs talents pour l’instant à Montpellier et monter avec eux les meilleurs ateliers.

 

Soph : Quels “talents” recherchez-vous ?

HS : Ils sont principalement artisans, artistes ou créatifs. On les sélectionne pour leur savoir-faire et leur pédagogie mais surtout pour leur énergie, leur passion, leur ambition, leur créativité et tout simplement leur personnalité. Nos préférés : ceux qui adorent partager leur secrets, raconter leur histoire et faire bouger les lignes de leur métier.

 

Soph : Quel “talent” vous a marqué dernièrement ?

HS : Pour mettre en avant nos ateliers et nos talents, rien de mieux que la photo. Je suis récemment tombée sous le charme du travail de Marine Bouhiron, jeune photographe de 18 ans qui livre des portraits WHAOUH, plein de sincérité, de réalité et de justesse. Au passage, je me dis que je ferais bien une heure ou deux d’initiation aux techniques du portrait à ses côtés. Son instagram est à zieuter de toute urgence : bhrnphotographie

 

Soph : Quel site web ou quelle application “whaouh”

conseillez-vous dans votre domaine ?

HS : Aucune surprise, en ce qui concerne le DIY et le lifestyle il n’y a rien de mieux qu’Instagram. J’y passe pas mal d’heures par semaine, c’est clairement une superbe source d’inspiration. J’y sélectionne également pas mal de nos talents. Sinon, un peu plus original, j’adore Goalmap, l’appli qui permet de trouver l’inspiration pour te lancer de nouveaux défis, définir tes objectifs, visualiser tes progrès et rester motivé grâce aux conseils et encouragements. En fait Goalmap, est une sorte de « bucket list » qui s’adapte à toutes tes ambitions, que tu envisages de faire le tour du monde,

de faire plus de sport ou de passer plus de temps en famille.

 

Soph : Pourquoi HobbyStreet fait-il appel à Sophomores ?

HS : HobbyStreet est installé depuis 4 mois à Montpellier et doit développer son réseau d’artistes et créatifs. L’accompagnement par les équipes de Sophomores nous est paru plutôt évident pour leur implication dans le milieu culturel Montpelliérain, leur connaissance des problématiques rencontrées par les créatifs d’aujourd’hui et leur capacité à mettre en réseaux et mobiliser autour du projet.

 


 

Interview menée par Anne-Charlotte Eriau

Photo © Anne-Charlotte Eriau